Zibelyne

Il reste aux nouveaux pauvres le droit à la résistance littéraire ! Élue un jour Miss Truyes, élection humoristique s'il en est, d'où ma bouille rose, je conte l’actualité avec impertinence, la poésie de l’amour malheureux et j'use d’humour, comme dans mes recettes coquines, les Recettes Culicoquinaires ou les Contes de Pet Rot. J'écris et publie peu, je ne suis pas une commerciale, démarcher les éditeurs m'horripile... alors je le fais chez Monty-Petons Publications, en Touraine. J'écris pour le théâtre et j'en fais la mise en scène, je slame, je vis.

 

 

Avant-propos

 

Je suis née en Touraine à l’hiver 1956. Deuxième fille d’une smala de cinq braillardes, je quittai tôt le giron familial qui m’étouffait.

Rétive à l’autorité, cœur d’artichaut, je fonds dès la première rencontre pour l’exotisme d’un truand d’opérette. Le curé qui m’avait un jour baptisé fut chargé d’annoncer l’arrivée d’une fillette, premier mariage.

Sept années de galères et d’humiliations. Je me forge sous le feu de la honte.

Premier emploi stable, premier divorce.

Mais ne dit-on pas que les erreurs se répètent ?

Ma deuxième expérience avec le « Chinois » m’emmènera plus loin encore dans les méandres nauséabonds des bas-fonds de la vie, sans convoler cette fois.

Je n’écrirai pas sur ces dures années, encore maintenant je ne peux m’y résoudre.

Je me sauve vers des rivages plus cléments, le village de mes origines.

Deuxième mariage, deux garçons, une vie joyeuse, dix-huit années sereines passent et courent vers leur achèvement. L’Afrique occupe mon ennui et achève la cassure, deuxième divorce, première ébauche d’écriture.

A l’âge mur je me tourne vers les attraits de la jeunesse et de l’Afrique. Il mourra quelques mois plus tard, jalousie, empoisonnement ? La vie ordinaire au Cameroun.

Amourettes fuyantes, je vis à fond et passe mon bac à quarante-cinq ans. Redécouverte de mon moi, mais mon moi me rattrape.

Je m’illusionne, je me mens, troisième mariage voué à l’échec, comme un pari stupide. Se marie-t-il pour les papiers ? Tous me disent que oui. Je le sais bien, mais je veux savoir. Celui qui un jour m’appellera « la vieille » a bien failli avoir ma peau. Nouvelle plongée dans le désespoir, je m’enivre de souffrance à n’en plus pouvoir et divorcerai avant qu’il puisse devenir français.

Je suis prête. À la cinquantaine je suis femme. Je découvre sur internet l’Homme avec un grand H, qui lui aussi est marié.

Quelques turbulences de part et d’autre, chacun se libère, troisième divorce, nouvelle vie et enfin, l’harmonie.

La médiocrité ne vaut pas d’être vécue. Je n’ai aucun regret de ce que j’ai vécu, ni d’être partie pour chercher celui qui me conviendrait.

Le bonheur, je l’ai gagné à la force de mes larmes. Cocufiée, battue, oui je l’ai été, mais jamais je ne me suis avouée vaincue.

Le premier de mes maris disparu, j’ai trinqué à sa mort comme à une victoire, sans honte. Le deuxième mérite mon respect, j’en serai très triste le jour venu. Quant au troisième, devinez en me lisant ?

La vie est un drôle de jeu, qui perd, qui gagne ? L’essentiel est de trouver sa voie. Je l’ai trouvée, je sais qui je suis. Je me suis remariée, « pour de vrai »

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Commentaires : 3
  • #1

    Samir (jeudi, 04 avril 2013 05:35)

    J'ai lu le texte que t'a laissé il y a presque un an en commentaires chez gauche de combat. C'est à chier. Je comprends qu'ils t'aient viré.

  • #2

    Mandy Rukwa (jeudi, 16 juillet 2015 23:12)

    j'ai aimé cette manière de vous raconter...En vous lisant, je pensais à cette citation "ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort" Merci...je ne sais trop comment j'ai atterri chez "vous" mais j'en suis ravie...Amitiés. Mandy

  • #3

    Zibelyne (samedi, 18 juillet 2015 11:07)

    Bonjour, Mandy !
    Les chemins de traverse des liens sont magiques ! Moi qui suis si peu assidue ici, c'est à moi, d'être ravie ! J'ai trop peu de temps pour poster...
    Au plaisir de nous croiser à nouveau, ici, ou sur montypetons.wordpress.com
    Belle journée, et bon été !

Oh ! Se lever si tôt pour m'insulter ? Ou se coucher si tard, ah, ah !

 

Bonjour, Samir,


« Tu » as l'agression bien matinale... Au fait, « le texte que t’a… », le verbe avoir prend un s à la deuxième personne du singulier, et pendant que j’y suis, le présent n’est pas de mise, puisque « tu » parles d’un texte mis il y a presque un an. « Tu » vois, avant de chercher à nuire, il faudrait commencer par savoir écrire ? Et puis, ce serait "virée", car le participe passé employé avec « avoir », s’accorde avec son COD t’, mis pour Eve.
Venir me chercher noise pour un texte qui date d'un an ? Il faut être assez vicieux, de la part de quelqu'un que je ne connais pas.
Car « tu » insultes, mais « tu » ne te mouilles pas sur Gauche de combat. Sache, car je devine de quel texte « tu » parles, celui posté pour les présidentielles, que je n'ai jamais été virée, c'est moi qui suis partie, comme bien d'autres d'ailleurs... Gauche de combat, qui n'a rien à voir dans l'histoire, ne m'a pas censurée.


Je n’aime ni la censure, ni la vulgarité, et je suis libre de virer "ton" commentaire si ça me chante. Je ne l’ai pas fait, car « tu » démontres à merveille la nécessité de ne pas baisser les bras devant la bêtise.

 

Si "tu" récidives, je le ferai, car mon blog n'est pas une poubelle et j'ai bien autre chose à faire, moi...

 

Eve Zibelyne